Quand tu en peux plus mais que tu n'abandonnes jamais le sport

Tu as déjà vu ces affiches de présentation de Trail dans ton village ?

Et tu t’es dit « c’est des fous ces gens qui arrivent à faire des distances pareils, et en courant en plus… »

Mais pourtant toi aussi tu peux le faire, je dirais même tu DOIS le faire !

On va voir pourquoi, tu n’arrêteras plus le sport, ensemble mais avant je vais te raconter une histoire qui va sûrement te parler : 

A un nouvel an, on entend souvent « allez ma résolution de l’année : je me mets à courir ! ». Tous motivés qu’ils sont ces bravent gens.

Malheureusement arrivé en Février les pistes de Running ressemblent plus à un désert arides avec un virevoltant qui passe de temps en temps.

Tu vois de qui je parle ? Je suis sûr que tu connais un copain à qui c’est arrivé ! Ou peut-être que ça t’es arrivé à toi ? Petit coquin ! 😉

Donc si tu as fait parti de ces nouveaux anciens coureurs tu as remarqué ces sensations très douloureuses au début, l’impression d’être une vache qui monte l’Everest alors que t’es pas encore sorti de ton quartier. Le lendemain c’est donc inévitablement la sanction: les jambes tirent, tu découvres des muscles qui n’existaient pas avant, au boulot tu as ton collègue relou qui te demande « Bin alors qu’est-ce-que t’as fais hier soir ??? » avec ses yeux de pervers…

Comme on est que le 5 Janvier, tu es encore motivé à bloc, donc tu retournes et ça va mieux, de mieux en mieux à chaque sortie, toujours plus loin plus fort plus vite, jusqu’au bout de l’extrême limite…

Sauf qu’à un moment arrive l’inévitable, un événement te donne une excuse de ne pas faire ta sortie qui était programmée, la douleur au genou, la météo qui est pas commode ce soir là, ton mec (ou ta nana) qui n’a pas pu sortir le chat donc tu n’as pas le choix faut que tu y ailles… Bref, tu te trouves tout un tas d’excuses et pour ça on est bons nous les êtres Humains.

Le mentale de chips reprend doucement sa place et on enfile les pantoufles en ciment devant la télé. Nous voilà le premier Février et la résolution de l’année est déjà bien loin.

Et pourtant tu y étais presque… Alors voyons ensemble pourquoi tu as stoppé net le sport, une de ces raisons va sûrement te parler :

 

   1. Conflit d’intérêt

« oh j’ai pas le temps ce soir on verra ça demain je serai en meilleur forme en plus… » ou bien « Ce sport n’est vraiment plus aussi intéressant qu’au début… » voilà deux exemples de phrases que tu t’es sûrement déjà dit après avoir débuté un sport.

Dans le fond ces raisons de se stopper ne sont pas graves si on les remplace.

Et oui on a le droit d’avoir un planning chargé à certaines occasions, je ne pense pas qu’il faille culpabiliser pour autant. MAIS il faut se forcer à rattraper l’entrainement perdu. Combien prennent des séances de musculation en salle et se rendent compte qu’au bout des 3 mois « merde il me reste 10 séances dispo sur ma carte ! » Trop taaaaaard !

Le sport quel qu’il soit demande un véritable investissement physique ET psychologique. « Ce que la tête veut le corps le veut » comme dirait ma grand mère quand elle traverse le couloir en déambulateur.

   2. Manque de compétences

Au début on est tout feu tout flamme, la passion d’un nouveau sport, l’impression d’avoir « trouvé sa voie… » , « l’élément qui manquait à notre bonheur… » et pourtant au bout de 3 semaines cela devient dur de se motiver à aller faire sa séance de 10 x 30/30 en côte !

Prenons l’exemple d’un enfant qui découvre la peinture, au début on doit lui apprendre les gestes de base, mettre la peinture sur son socle, prendre correctement le pinceau, tremper le pinceau dans la peinture et enfin mettre le pinceau sur la toile pour faire un jolie dessin tout moche que papa et maman seront obligés d’accrocher au mur des toilettes… Ça te parle hein ?

Tous ces gestes sont simples à apprendre et amusant, et pourtant on ne devient pas des Picasso ambulants. Ce qui fait la différence c’est dans les détails. On va apprendre vite la base mais quand il s’agit de faire un trait droit et propre c’est plus compliqué.

En Trail on va retrouver les mêmes difficultés, au début on va gagner 5 min voir 10 min sur notre circuit favori et au bout d’un moment… on prend 1 seconde, peut être 2 secondes… ou rien du tout !

Ce moment est inévitable sinon on finirait par courir le marathon en 2 minutes easy ! Quand on connait une difficulté qui va arriver on s’y attend, on est pas surpris, donc notre cerveau va se dire « Wow j’ai progressé puisque je suis arrivé à cette étape où je ne progresse plus… » Bizarre… mais c’est comme ça !

Allez on continu sur les excuses ? C’est parti !

 

   3. Causes externes

Tu as voulu impressionner la galerie en te remettant à la course à pied ? Et ton corps t’as dit « Wooow qu’est-ce-que tu me fais là ? Tu vas te détendre direct… » Et là c’est la sanction il te rappelle que c’est lui le B.O.S.S ! Douleur au dos, au genou, périostite, mollet… etc.

Voilà tout un tas d’endroit que ton corps est susceptible de mettre en mode récupération forcée si tu n’as pas suffisamment pris soin de lui. Personne ne devient François d’Haene en 3 semaines !

Donc il va falloir y aller progressivement, sinon c’est la blessure assurée. Tu veux une règle pour savoir si tu es dans le bon ou pas ? Allé, j’suis pas vache j’te la donne :

Augmente d’un entrainement par semaine tous les ans !  Wooooow le pavé dans la marre est lâché ! Je te vois déjà en train de dire « pfff n’importe quoi moi je m’y suis mis et j’ai fait 4 entraînements par semaine direct et je vais bien… »

Bon OK chez certaines personnes ce sera vrai en fonction du passé sportif de chacun ! Donc si vous débutez, essayez 2 entraînements par semaine, pendant 3 mois environ, si vous êtes vraiment laaaarge on augmente à 3 mais pas plus hein je te vois venir petit gourmand…

Et on garde ce 3 pendant un an ! Et on passe à 4… et ainsi de suite ! Pour info Eliud Kipchoge (Kenya) quand il préparait le marathon en moins de 2h il était à 11 entraînements par semaine. Alors qui tu crois être pour courir tous les jours de la semaine sans sanction ? hi hi !

Une autre cause qui peut faire stopper net son sport favori c’est un déménagement, un changement de travail, l’arrivée d’un être merveilleux dans sa vie… Tout un tas de causes externes qui vont modifier votre train-train et devoir vous demander une adaptation. Anticipe le…

Un autre cas que j’ai souvent entendu c’est le suivant.

 

   4. Mauvaise ambiance, conflit dans le groupe

L’entraîneur n’est jamais à l’heure, le cours termine plus tôt que prévu, on a l’impression qu’il pense à bibiche pendant qu’il dirige la séance ?

Bref le coach est d’une motivation à faire tomber les oreilles d’un bouledogue Français…

C’est en effet très peu motivant que d’aller à la salle sous une ambiance comme celle là ! Quoi ? Ai-je une solution miracle ? Et bin oui ! CHANGE DE COACH !!! Et vite !

Plus tu attends plus c’est dur, une sorte d’empathie va se mettre en place et ça va être de plus en plus difficile de le « lâcher ». Le monde du coaching sportif ne s’est jamais aussi bien porté, il en existe à la pelle !

Si tu fais un sport collectif (et que donc tu t’es perdu sur internet en lisant ce blog…) c’est vrai que si il y a un pov’ type qui plombe l’ambiance c’est pas excitant d’aller à l’entrainement prévu par coach Jean-Yves ! Là encore… 2 solutions… Changer de club ou mettre un coup de boule de forain au détracteur ! A toi de voir… moi j’ai ma petite préférence… Je me casse ! hi hi

Allez hop, prochaine cause.

 

   5. Pression excessive

A l’inverse de ce que je t’ai dis plus haut, il se peut que tu ais un coach investi à 8000% tel un préparateur physique du GIGN et qui joue sa vie à chaque entrainement ! C’est un style ! On peut pas vraiment lui reprocher son investissement mais là encore ça ne peut pas convenir à tout le monde alors tu sais ce qu’il te reste à faire…

La pression peut aussi venir des parents frustrés de ne pas avoir été bons dans un domaine et qui projettent leur frustration sur leurs enfants ! Dans leur esprit, si l’enfant ne fait pas ce qu’ils disent « il le regrettera plus tard… » Et bien dans la majorité des cas ce que les enfants regrettent c’est d’avoir flingué tous leurs weekends à un sport et ne pas avoir profité des copains ! Alors les parents… on lève le pied ! 😉

Et voilà on est déjà au dernier point, le plus important selon moi…

 

   6. Ennui, manque de plaisir

Tu avais commencé le Trail et c’est une très bonne chose, la décision de changer une habitude n’est pas facile, il est plus facile de regarder Téléfoot le dimanche matin que d’enfiler une paire de pompes et faire sa séance peu importe les conditions météo ou la cuite de la veille…

Mais voilà qu’un beau jour, tu te dis mais au fond pourquoi je fais ça ? Je me fais un peu chier à « courir pour courir » ! On est au stade de la stagnation et les mauvais jours arrivent… Allez la décision est prise « J’ARRÊTE » !

ET BIN NOOOOON MALHEUREUX j’ai une bonne nouvelle pour toi tu ne vas pas arrêter ! pourquoi ? Bin parce que je te le dis ! C’est tout ! Bon j’ai bien 2-3 arguments quand même… Allez on se les fait ensemble.

Premièrement il va falloir se fixer un objectif ! Tu te rappelles cette affiche du Trail du village et bin tu vas te rendre sur ton site d’inscription aux Trails favori (kikourou, Klikego… etc.) et t’y inscrire. Des fois il faut se dépêcher certaines courses se jouent au tirage au sort !

Le fait d’avoir un Trail en prévision et d’en parler autour de soit va créer une sorte d’engagement avec soi-même et les autres, qui fait qu’on ne peut plus reculer et donc on s’entraîne ! C’est simple, pas cher et magique !

Dès que la course est finie hop on en choisi une autre et ainsi de suite !

Au début on choisira plutôt des trails inférieurs à 15 km (ce qui représente 2h de course pour un débutant) et au fur et à mesure on augmente les distances, là encore on y va mollo progressivement ! Les « énervés » qui arrivent à faire le marathon des sables après avoir quitté leur canapé 18 mois avant ( cf. livre : « De mon canapé à la course la plus dure du monde » dont je vous ferai un résumé plus tard) sont rares !

Le Trail long à cette magie qu’aucun autre sport ne peut procurer. En effet, dans quel sport tu peux te retrouver face à toi-même pendant des heures sous n’importe quelles conditions météo ? On se découvre littéralement ! Un ami me disait que son premier Trail de 30 km lui avait littéralement changé la vie ! Alors imaginez ce que l’on peut ressentir sur 50 km ? Personnellement je pleure à chaque arrivée et des fois pendant le parcours.

 

 

Une dernière chose

Chacun à le droit à ses coups de moins bien, l’important est de toujours rebondir (qu’est-ce-qu’elle est bateau cette phrase, j’ai envie de chialer…).

Prenez du plaisir par tous les moyens ! Sans ce plaisir on y arrive pas ! Impossible ! Imaginez vous qu’un prix Nobel de maths n’aime pas les maths ? Non ! Bin si tu aimes pas un sport change !

Ne vous découragez pas, n’écoutez pas les conseils de vos proches qui veulent votre bien mais ne sont pas à votre place, lancez vous, ratez, réessayez… ça finira par payer.

Merci d’avoir été au bout de ces 2000 mots dites moi dans les commentaires quels sont vos prochains objectifs, on s’y croisera peut-être…

En attendant on se donne rendez vous ici pour de nouvelles aventures !

Viens voir maintenant comment j’ai mis mon entrainement en pratique ici.

Et voilà un autre élément qui peut t’aider, je n’écoute personnellement pas de musique en courant mais des amis m’ont recommander cette musique qui te permettra de te booster.

Bisous Bisous ! Tchaooo

 

 

5 pensées sur “Les 6 excuses des personnes qui arrêtent le sport”

  1. Coucouuu ! Je viens de lire ton premier article c’est top ! Je me suis reconnue dans certaines mauvaises excuses pour ne pas sortir courir (je suis fatiguée j’irai demain ^^) ! perso je me lance sur le Paris Versailles (ce n’est pas un Trail je sais !) mais cette année enfin… printemps 2018 j’aimerai faire une longue distance (un marathon ou bien un Trail ) gros bisous Et à bientôt 😚

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