lecture livre

 

Pour la deuxième fois de ma vie je vais me livrer à l’exercice de critique de livre.

Ce qui est assez aisé avec ce livre, pour deux raisons. La première, c’est que l’auteur Grégoire Chevignard est l’administrateur du blog des livres pour courir où il s’accorde le loisir de donner un avis subjectif sur des livres sur la course à pied. La deuxième c’est qu’il est facile à critiquer car je n’ai pas grand-chose de négatif à dire dessus…

Tu l’auras donc compris j’ai aimé !

J’ai aimé car ce livre est différent de tous les récits sur la course à pied que j’ai eu à lire jusqu’à aujourd’hui (environ une dizaine). Habituellement dans cette thématique nous avons le droit à des auteurs qui nous plonge dans leur course de façon passionnante nous suivons leur aventure avec eu avec l’impression d’être dans leur sac à dos.

Là c’est différent ! Différent car on parle ici d’un coureur qui vient d’un monde totalement différent à la course à pied. Un homme cultivé, qui s’interroge sur chaque pratique que les coureurs font sans vraiment savoir pourquoi et qui amène à réfléchir sur sa propre pratique.

J’aime ce livre car il casse les codes, refuse de rentrer dans le moule des gens qui font les choses sans réfléchir. La récup au vin rouge par exemple pas très conventionnel comme pratique mais qui reflet pourtant la réalité de la majorité des coureurs qui ne seront jamais « élite » comme moi.

Le livre est rempli d’humour, j’ai dû lire des paragraphes voir des chapitres plusieurs fois pour les partager à ma femme qui me demandait pourquoi je rigolais comme un con…

Je ne suis peut-être pas très objectif car je fais partie de ces gens qui finalement aimeraient être Grégoire Chevignard… Avoir la folie et le courage de se lancer des défis toujours plus grand sans attendre l’accord de tel ou tel personne !

Et pourtant cette course, le marathon des sables, ne me fait absolument pas rêver ! Ce n’est pas une course que j’aimerai avoir absolument à mon tableau de chasse. Il s’agit d’une course à étape, où chacun doit partir avec sa nourriture du début à la fin. La seule chose fourni aux participants est de l’eau. Même ration pour tout le monde. L’organisation se charge de déplacer le bivouac. Pour arriver à 250km plus loin du départ en 5 étapes sur moins d’une semaine.

L’auteur nous montre comment d’un défi, lancé entre frères, de terminer un 10km il en vient à terminer ce MDS 18mois plus tard ! Sous le principe du « si je le fais tu peux le faire »… Même si l’histoire est belle je pense qu’elle n’est pas réalisable par tous. Des prédispositions doivent exister chez Grégoire, peut-être qu’il sourira si il lit cette phrase mais c’est ma conviction. Je pense que rare sont ceux qui peuvent se mettre des plans à 120km par semaine après un an et demi de course à pied sans se blesser à devoir complètement stopper la course à pied au moins le temps de la guérison.

Nous avons le droit à une vrai réflexion sur le « pourquoi je cours ? » ! Question récurrente des gens qui ne pratique pas la discipline et qui voit l’exercice d’un œil étrange. Des pistes de réflexion se trouvent dans le livre, du moins ça m’a conforté dans plusieurs pistes que j’avais moi-même.

Il faut souligner également que ce livre rend un très bel hommage à la femme de notre « coureur d’élite » qui accepte que son homme soit souvent occupé par la course à pied. Et c’est vrai que cette pratique chronophage nous ne pourrions la pratiquer sans l’acceptation du conjoint qui reste à la maison. Félicitation Isabelle !

Pour terminer, je me demande quand Grégoire a le temps de dormir, entre son travail, sa vie de famille, les prépas ultra-Trail, l’écriture de ses bouquins, la publication de posts Facebook, la vie de son blog et la lecture des autres livres dont il parle dans son blog… Cette homme fait partie de ceux qui doivent avoir des journées qui font 48h chacune ! Respect !

C’est avec grand plaisir que je vais donc continuer à suivre Grégoire dans ces aventures après avoir lu Trail : Coaching nutrition , je me lancerai donc sur son livre Tor des Géants: Trail Ultime !

N’hésitez donc surtout pas à vous lancer en lisant :

Si la lecture est ta grande passion tu as possibilité de voir mon avis également sur le livre « un coureur des plaines » de Julien Leroy ici.

« Quand j’ai commencé, je ne pensais pas faire de compétition. J’aimais courir, c’est tout » Stéphane Diagana

 

Une pensée sur “Livre « De mon canapé à la course la plus dure au monde »”

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