Hello la famille Traileurs !

La saison est lancée et bien lancée ! J’ai pointé ma bobine le 11/02 sur le Trail du Glazig et ses 54kms pour 1700m de D+ (annoncés).

Un événement très attendu par les coureurs souhaitant prendre leur revanche sur les conditions dantesques de la version 2017 !

Si vous n’êtes pas un « lecteur » mais plutôt un « visionneur » rendez-vous tout en bas pour la vidéo 😉

Veille de course

Accompagnée de ma plus grande supportrice (ma maman), nous partons de Quimper direction Plourhan le Samedi pour récupérer mon dossard et mon p’tit cadeau qui fait toujours plaisir (faut pas se mentir…).

Nous arrivons sur le site à 18h30: c’est le bordel. Des coureurs partout qui déboulent dans tous les sens… Wouahou… Mais que se passe-t-il ??? C’est tout simplement le départ du Trail nocturne qui approche ! Les frontales sont de sortie.

Je croise Kevin et un ami à lui, Quimpérois également, qui réalisent pour la première fois un défi 18kms le samedi soir + le 54kms le lendemain matin. Il bouclera cette épreuve dans ses objectifs ! Bravo à lui !

Je ne traine pas, récupération du dossard, retour à la voiture et direction notre logement Air BnB pour récupérer les clés.

Nous voilà maintenant au restaurant, deux choix s’offrent à moi… La raison ou la passion ? Comme je ne suis pas raisonnable c’est la passion qui prend le dessus et je me retrouve avec une bière et une pizza sous le museau ! Pas sûr que les plus grands diététiciens du trail aient le même régime alimentaire… Mais qu’importe, je ne suis pas là pour terminer devant !

Préparation des affaires OK ! Plus qu’à enfiler tout ça demain et c’est parti !

Je n’ai jamais été aussi organisé… Comme quoi on évolue avec le temps !

 

Top Départ !

photo départ_1.1.1

Me voilà tout crémé, rejoignant mes copains de courses sentant tous le Baume à faire fuir un Tigre ! Je me demande si notre perf serait fondamentalement différente sans… Mais qu’importe si cela nous apporte un confort psychologique après tout…

Je retrouve des têtes connues c’est plutôt agréable de pouvoir partager avant la course notre forme du jour et nos objectifs respectifs!

Thomas, un copain d’enfance, se lance pour la première fois sur une distance pareille. Espèrant rejoindre l’arrivée sans problème, il veut prendre sa revanche sur les courses longues distances, ayant dû abandonner lors du 37kms du Trail du bout du monde en Juillet dernier !

Cédric, copain du club, lui est bien préparé et n’est pas à son coup d’essai. Mais il reste modeste dans sa performance du jour et souhaite, comme moi, arriver au bout en bonne santé en ayant bien géré sa course.

Nous rejoignons la ligne de départ avec une position qui ne nous avantage pas; en effet nous sommes derniers… Les bouchons, s’il y en a, seront pour nous mais nous ne risquons pas de nous griller sur les premiers mètres en étant « aspirés » par les premiers ! Pour le moment on peut cocher la case gestion de course, du coup…

Les fumigènes sont activés, la musique nous porte et le speaker nous motivent à bloc !

En parlant du speaker, une idée me vient comme ça… Ce doit-être particulier de motiver presque 1000 coureurs, être dans l’ambiance, il y a du bruit, les gens sont contents, et se retrouver seul au monde 5min plus tard quand tous les coureurs sont partis ! J’imagine le gars rester seul avec son micro, avec un virevoltant qui traverse la rue… Bref… c’était la pensée du jour !

 

Tut Tuuuuuut…

Digne du périf parisien un vendredi soir à 17h30, nous voilà au 5ème km dans un bouchon, puis un deuxième, puis un troisième… La grande majorité des coureurs restent philosophes et prennent leur mal en patience.

Après tout si on ne voulait pas de bouchon, fallait partir devant…

Madame la côte nous voilà enfin ! 12kms se sont passés. N’ayant pas pris la peine de noter à quel point kilométrique se trouvent les ravitaillements, voyant un tas de gens rassemblés en contre bas, je me dis que nous somme au premier… Et bien NON !

bouchon n 3_1.1.2Nous sommes en réalité à un bouchon énorme, qui nous stoppe net pendant 15min environ… un passage technique ralenti énormément les coureurs, provoquant de l’agacement chez certains, de l’envie de triche chez les autres en passant par la plage… bref, l’esprit trail prend une claque très rapidement !

Comme tout vient à point, nous voilà passé !

Après un tel ralentissement, l’avantage est que pour la suite normalement on est tranquille, on va pouvoir péter sans déranger le voisin…

 

La remontada

Comme nous avons rejoint la côte, nous allons la suivre durant 25kms, avec des passages qui nous renvoient dans les terres histoire de varier un peu les plaisirs et d’éviter des zones qui ne sont pas accessibles, ou inintéressantes pour un traileur !

15ème km : Nous voilà au premier ravito, je n’ai pas bu grand-chose, je ne prends donc pas le temps de faire le plein de mes flasques, je choppe des raisins, du fromage et c’est reparti. Je mange en marchant, ce qui ne me refroidi pas et me fait perdre le moins de temps possible !

diabétique_1.1.1

En quittant le ravito je suis un traileur qui fait un bruit de jetons quand il court… Je me dis « tiens le mec va se faire un poker à l’arrivée » ! Je décide d’engager la conversation en lui demandant pourquoi il court avec des jetons dans la poche…

Attention malaise garanti, les plus sensibles d’entre vous peuvent arrêter de lire…

Celui-ci me répond qu’il ne s’agit pas de jetons, mais de son appareil qui mesure la glycémie car il est diabétique… OUCH !!! Je ne sais plus où me mettre ! Ma blague foireuse était bien foireuse… bref il faut que je me sorte de cette situation délicate… Je me renseigne donc sur les contraintes liées à sa maladie et au sport ! Nous courrons un bon moment ensemble ce qui me permet d’en apprendre pas mal sur la gestion de course pour un diabétique. Et me donne une nouvelle idée d’article à traiter au passage… une de plus… Va falloir que je me mette à la vidéo ça prend moins de temps à faire… et je n’aurai pas assez d’une vie pour explorer tous les sujets que j’ai envie sinon… 🙂

Je prends le large et quitte mon compère d’un moment, s’il lit ses lignes j’espère qu’il me laissera un petit coucou 😉

 

La croisée des chemins

Les montées descentes s’enchainent sur des terrains plutôt praticables. En effet, le trail du Glazig, ne fait pas, selon moi, parti des trails les plus techniques ! De nombreux passages sur route alimentent cette praticabilité.

27ème km : Alors que je me balade sur une plage tranquillement, je croise Jonathan Parisé, vainqueur du challenge Ouest Trail Tour 2017. Je me dis, à juste titre que je viens de croiser le premier… Encore une fois, mon manque d’étude préalable du circuit ne me donne aucune info sur l’avance qu’il a sur moi ! Je regarde ma montre et retient l’heure à laquelle nous nous croisons pour voir dans combien de temps j’y serai…. Affaire à suivre…

30ème km : Je vois mon ami Thomas au loin, il marche… Je pense tout de suite à son genou ! Bingo ! Incapable de courir, souffrant à la marche, il va devoir abandonner. Merde ! Le trail des Templiers s’envole pour lui ! Il va falloir soigner ce genou, pour poursuivre les trails longue distance, au plus vite 😉

Les quelques averses que nous traversons m’obligent à enlever ma Gopro du stabilisateur car il n’est pas étanche, ce qui est un peu pénible mais c’est comme ça !

La pluie est froide et est souvent accompagnée de rafales de vent., Heureusement que j’ai les jambes pour courir sinon je me serais très vite refroidi.

Les falaises de Plouha sont magnifiques et nous offrent un paysage à couper le souffle. Nous croisons un homme, qui s’amuse à compter chaque coureur, je sais donc à ce moment-là que je suis en 473ème position. A cet instant, je pensai que nous étions 1000 participants, je suis donc à ma place habituelle.

mec sur la plage_1.2.1

Traversé d’une énième plage, un homme se croyant au stade du Roudourou (stade de foot de Guingamp) nous encourage en chantant ! Je trouve tellement énorme qu’un mec que l’on ne connait pas encourage avec autant de vigueur des inconnus (j’apprendrai par la suite que sa fille faisait la course). Bref, un instinct me pousse à aller chanter avec lui. J’immortalise ce moment en vidéo et le remercie pour ce super moment et son énergie qu’il nous transmet !

 

La côte, c’est fini!

la cote

Comme j’ai fait le parcours l’année dernière, dans l’autre sens, je reconnais certains endroits. Je sais que là nous avons quitté la côte et que nous ne la reverrons plus…

Oui mais… Je ne suis toujours pas repassé à l’endroit où j’avais croisé le premier… Plus d’une heure s’est écoulée… J’en viens à me dire que le mec n’était pas sur la même course que nous !

Le sable dur laisse la place à la boue glissante. Usant pour les jambes de ne pas avoir un appui franc pour avancer, je glisse et certains chemins sont interminables ! Notamment au 38ème km, mais heureusement un ravito est au bout du chemin.

la boue

Au vu du nombre de gens doublés, je sais que je suis dans la première partie du classement.

45ème km… Mais que vois-je ??? LA fameuse plage où j’ai croisé Jonathan Parisé… Je regarde ma montre… Je suis passé à cet endroit il y a 2h20… quand j’ai fait 20 bornes cet homme en avait fait 40 en gros ! Un monde nous sépare ! Mes espoirs de podium s’effondrent instantanément, la déception me remplit et je pense arrêter là et rentrer en BlaBlaCar… Comme j’ai les pieds pleins de bout je me dis que je ne trouverai personne qui voudra de moi dans sa voiture…

Je décide donc de continuer 🙂

The Finish !

La fin est mitigée, entre campagne profonde et passage de zone industrielle. J’imagine que les organisateurs n’ont pas eu d’autres choix que de nous faire traverser ces zones urbaines, dont ils se seraient bien affranchi je pense !

50kms : Les jambes commencent à être lourdes, il est temps d’arriver ! Comme quoi le psychologique est extrêmement important, ce sont toujours les derniers kms qui semblent interminables et sont douloureux, je suis persuadé que si la course avait fait 60kms je n’aurai pas souffert au 50ème km ! Messieurs les organisateurs je vous invite donc à mentir sur la distance réelle de vos courses… Mais dans le bon sens hein… 🙂

Je sors mon grigri, ma petite baballe « Victor » pour me donner un peu de courage et m’aider à affronter ces derniers kms ! Cela fonctionne plutôt bien… Même si j’ai perdu une dizaine de places sur les derniers km, j’aurai réussi à tenir une moyenne de 8.3km/h du 15eme km jusqu’à la fin… Niveau gestion d’effort j’ai été plutôt bon il faut le dire…. 🙂

L’ambiance est bonne à l’arrivée, les familles des coureurs qui n’ont pas encore franchi la ligne me permettent d’avoir une standing ovation à l’arrivée ! Génial ! Je me prends pour le vainqueur et faisant un peu mon show ! Mais cela est de courte durée quand je regarde l’écran géant à l’arrivée m’annonçant que je termine 394eme sur 776 sans compter les abandons. Avec les abandons je me classe dans la première moitié du tableau ce qui est un positionnement tout à fait correct pour moi.

Je retrouve ma mère et Thomas à l’arrivée l’occasion de faire un débriefing rapide de la course, et aussi de chopper un coup de froid…

 

Et donc…

finish_1.1.4

Le Trail du Glazig 2018 aura été moins éprouvant physiquement et mentalement que l’année précédente. Je crois que les avis sur ce point seront unanimes ! C’est avec une grande satisfaction que je suis revenu en terre Costarmoricaine pour en découdre avec ce trail et rester sur une version plus sympathique. C’est donc chose faite !

Les bénévoles toujours aussi sympas, nous ont gâtés aux ravitaillements, souvent prêts à nous glisser un mot d’encouragement.

Le lendemain des courbatures aux jambes se sont fait ressentir mais ont disparu dès le mardi. Pas de bobos à constater.

C’est donc un grand succès pour cette première étape du challenge OTT, mais on ne s’emballe pas il en reste 6 + d’autres épreuves… Tout mon programme de l’année ici.

Prochain RDV le 23/02 pour les 40kms du Trail du Vignoble Nantais.

Vidéo de la balade ci-dessous :

Si vous aussi vous étiez sur le Trail n’hésitez pas à partager votre ressenti de la course et comment vous récupérez.

Abonne-toi et n’oublie pas de te lancer plein de défis ! 😊