Mon Trail de Brocéliande 2017

Hello la famille Traileur,

comme vous le savez déjà, parce que vous me suivez partout bande de fouines, j’ai fait le Trail des Légendes de Brocéliande le weekend dernier.

Allez hop je vous fais pas attendre plus longtemps et je vous raconte comment j’ai vécu cette nouvelle épreuve…

Tout d’abord, voyons comment s’est passé la veille… Alors que l’idée de base consistait à dormir sur place, grâce à un Air BnB, afin d’avoir plus de sommeil la veille de course (et ouai le mec prend pas ça à la légère) je me souviens que mon copain Thomas est dans les alentours en ce moment.

Je lui propose que l’on passe la soirée ensemble, chose qu’il accepte sans broncher, et que je parte le lendemain matin de chez lui, c’est un peu plus loin (1h15 de route au lieu de 10min) mais bon qu’est-ce-qu’on ferait pô pour un super copain de la mort qui tue ?

Et c’est là que j’ai fait THE ERREUR stratégique, mon mentale est peut-être fort pour la course à pied mais pas pour résister à l’apéro… C’est donc après 2 bières, une bouteille de rouge et un get 31 que nous décidons quand même de stopper la soirée à 1h15…

5h de sommeil plus tard, le rituel est lancé ! Mes affaires étant prêtent de la veille j’enfile tous les yeux fermés. Un café et un bol de pamplemousse avalés cul sec me voilà parti direction le lac du Tremelin à Iffendic (35).

Comme à mon habitude j’arrive bien en avance… Je dois donc courir pour aller chercher mon dossard, comme si on allait pas déjà courir suffisamment!

Mais c’est pas grave je garde la tête haute en mode « je m’échauffe »…

 

Me voilà prêt, tout plein de crème (même un chihuahua suivrait ma trace sur 50 bornes), équipé course avec les marques les plus connus du Trail, je suis beau, les fans m’acclament et je redescends sur terre: je suis pour la première fois tout seul sur un Trail long… mais grâce à tous mes artifices c’est impossible que je n’aille pas au bout!!!

Comme une première fois n’arrive jamais seule (c’est un fait que je viens d’inventer…) je décide de filmer ma course, je m’y crois à fond… et je fais donc des plans en mode Luc Besson à ses débuts.

La vidéo viendra bientôt… Mais ne soyez pas trop pressés non plus c’est mon premier montage…

 

On revient sur notre course…

Un début des plus émouvants grâce à l’hommage rendu à Mathieu CRAFF (Traileur Breton célèbre pour ses résultats et sa gentillesse) décédé au mois d’août en descendant le Mont Blanc, avec une minute de silence, pas vraiment respectée par les mauvais élèves du fond mais on leur en veut pas la sono n’allait pas jusqu’à leurs oreilles.

 

PAF le coup d’envoi est donné!

Je me fais surprendre, je pars en milieu de peloton! Ca part vite, 12km/h à ma montre!!! Ooooooh les gars on se calme on est partis pour 6h là hein !

Je freine donc un peu et me fais naturellement doubler de tous les côtés… je me dis pour me rassurer « hé hé je te reverrai taleur quand tu seras sec… »!

En réalité j’en ai pas revu beaucoup…

 

On avance plutôt vite à mon goût et pourtant au 2eme km, grâce à un champs de maïs coupé, on peut apprécier l’avance énorme que le groupe de tête a sur nous!

On ne les reverra plus…

 

Les premiers km se déroulent plutôt bien, je m’hydrate dès le début grâce à ma montre qui me rappelle toutes les 10min « hé mec il faut boire » !

J’arrive donc au 7eme km où l’organisation nous a réservé sa première farce, nous passons sur un terrain de Moto Cross… Quand j’ai vu la vidéo de présentation du Trail je me suis dit « oooh ca va être fun et original… » en réalité c’était juste original… La jolie bande de trailleur que nous étions, avons eu l’honneur de monter des pentes à 48%; c’était tellement raide que j’ai cru qu’on allait avoir la tête en bas… et cela 3 fois… toujours plus!

Une fois ce moment bien casse papattes passé nous prenons la direction de l’étang de chambre au loup. Si il y en avait un, on l’a pas vu…

10eme km : 3eme coup, qui aurait pu être dur pour le mental, nous croisons les premiers en face de l’étang; je comprendrai plus tard qu’à ce moment de la course ils avaient 3 km d’avance sur moi !

Les organisateurs nous ont tracé un parcours très joli autour de l’étang avec des montées bien raides et techniques comme on les aime sur des roches rouges/grises, qui auraient pu être hyper glissantes en temps de pluie.

13eme km : oh un bouchon… Mais que se passe-t-il ? Pas un ralentissement depuis le départ et c’est au 13eme qu’on doit faire une pause net ?!

et bien nous voilà tout simplement face à un mur avec un tout petit passage, tellement étroit qu’on y met pas deux pieds joints! Cela me laissera le temps de grignoter une petite barre de céréales à la pomme… mes préférés de la vie!

20eme km : 1er ravito de nourriture, là encore j’ai mon rituel, un verre d’eau, du fromage, des Tuc et c’est en marchant que je grignote tout ça. J’ai le sucré sur moi donc je ne me charge pas trop en sucre pour éviter l’effet kisscool, trop de sucre = coup de fatigue ! En transpirant nous perdons du sel il est donc important de se nourrir en salé et personnellement le fromage et Tuc passent super bien…

30eme km : rendus ici nous avons déjà fais le plus dur, les 3/4 du dénivelé sont passés largement, nous avons donc de grandes parties bien roulantes qui permettent d’allonger la foulée…

non j’déconne j’avais plus de jambe rendu ici! C’est donc péniblement que je cours à 8/9 km/h, mais ça avance c’est le principal! A ce moment je me dis que l’objectif des 6h est jouable.

Ça me donne donc un coup de booste, mais on s’emballe pas !

37eme km : Ravito au bord du lac, pour vous dire l’état dans lequel j’étais; je ne me rappelle même plus avoir vu un lac…

J’ai pas sortie la caméra, je me souviens juste avoir remercié généreusement les bénévoles, pris ma pitance et reparti en marchant la tête dans le guidon. On lâche rien direction la prochaine surprise…!

41eme km : Nous arrivons dans ce deuxième endroit bien original, qui n’est autre qu’une carrière encore en service. Nous étions prévenus qu’il fallait garder du jus pour cette fin de course, chose que j’ai fait, donc la montée m’a paru simple. J’ai même pu doubler 4 ou 5 compagnons de course dans cette carrière.

La vue est très sympa une fois en haut, je regrette que nous ayons dû emprunter les chemins tous tracés qu’utilisent les engins de chantier; un passage « à travers champs » dans les cailloux aurait rendu l’expérience encore plus fun, mais sûrement un problème d’autorisations…

A la sortie de cette carrière nous attend un point d’eau, il m’en reste suffisamment en stock, j’envoie juste un remerciement aux bénévoles ainsi qu’à l’équipe de secouristes sans m’arrêter et je poursuis mon chemin vers la fin.

47eme km : LA SURPRISE DU CHEF, je croise une petite fille à vélo qui me dit « une bière ou un verre d’eau vous attendent plus loin »; j’ai pas réalisé au début (oui ça fais 5h45 que je cours quand même…)!

Les neurones ne sont plus tous connectés; et là 3 joyeux lurons nous offrent généreusement une bière blonde Lancelot, bière du pays,  je trinque avec 3 autres compères de course en mode « pote depuis toujours » – elle passe bien mais la reprise de la course se fait dure quand même après avoir pris quelques bulles dans le gosier …!

« Tiens je reconnais cette route… » je me dis que l’on ne doit plus être très loin. Effectivement c’est l’arrivée il commence à y avoir du monde sur le parcours, cela fait du bien de recevoir quelques encouragements qui auront été très pauvres pendant le parcours (sauf de la part des signaleurs que l’on ne remerciera jamais assez pour leur dévouement).

Me voilà arrivé, 6h11 après le départ, le speaker dit mon nom au micro et me félicite joyeusement surtout quand il aperçoit le petit drapeau Breton accroché à mon sac (chauvin forever).

J’arrive donc 191eme sur 291 arrivants et 25 abandons (très peu d’abandons grâce aux conditions idéales je pense).

La course aura été une belle expérience, des bénévoles très sympa et toujours aux petits soins, un parcours qui se laisse faire tranquillement et qui peut très bien faire l’office d’un premier Trail long. A l’arrivée un ravitaillement conséquent, pancakes, yaourts, sandwichs, saucissons…

j’ai eu le droit aussi à un petit massage des jambes par les kinés – ce qui est très appréciable pour la récup’.

Il aura manqué à mon sens d’un peu d’animation sur le parcours (groupe de musique du coin, mec déguisé en roi Arthur… ou autre auraient rendu le parcours plus distrayant encore…).

Organisateur du Trail : je vous dis à l’année prochaine pour mon défi « Faire toutes les courses du Ouest Trail Tour » !

En complément vous êtes libre d’aller regarder ma vidéo du Trail.

Merci et à bientôt

« Rappelez-vous : le sentiment que vous obtenez après une bonne course est beaucoup mieux que le sentiment que vous obtenez à force de vous asseoir et rêver que vous couriez. »
– Sarah Condor

PS : Si ce n’est pas déjà fait, je t’invite à télécharger mon E-Book qui te donnera 15 conseils pour courir plus vite.

9 commentaires sur “Mon Trail de Brocéliande 2017

  1. Waw!! très bon article mon poto!! en tout cas chapeau a toi sa n’a pas du être facile a tout moment du trail.Sinon je te souhaite bon courage et bonne continuation pour ton blog parce que sa ne sera pas de tout repos tout le temps 😉

Laisser un commentaire