Je fais un écart au thème du blog – qui est quand même le trail… – pour vous présenter le livre d’un acharné de la course à pied, j’ai nommé M. Serge Girard !

Serge fait partie de ces extraterrestres capables de courir 70 km par jour pendant plus de 400 jours pour faire le tour du monde… Rien qu’ça !

Quand le M. nous dit dans son bouquin qu’il adore les grandes lignes droites où le paysage ne change pas d’un poil, type Route 66 avec « champs de maïs à gauche, à droite, devant, derrière »… On se dit qu’il doit bien avoir une méthode pour s’occuper l’esprit. Et c’est là que le titre du livre est bon ! Pour réaliser ce genre de performance, il faut avoir un mental d’acier mais surtout prendre du plaisir dans ce que l’on fait et ne pas penser dès le départ à l’arrivée !

Le livre se lit très facilement et ne part pas dans des réflexions philosophiques à faire pleurer un étudiant en Terminal Littéraire, rassurez-vous !

 

Un monde à part

L’auteur nous donne son point de vue très tranché et engagé sur la pratique de la course à pied, et la manière d’aborder une course. J’ai souvent parlé de cette joie de « finir une course » C’est un des rares sport où l’on se réjouit d’avoir terminé ! D’avoir été au bout ! Connaissez-vous un footeux qui saute au plafond parce qu’il a réussi à tenir les 90 minutes sur le terrain ? Il va se réjouir d’avoir gagné mais pas d’avoir terminé ! Ce sport lorsqu’il est pratiqué en ultra endurance a cette particularité qui me plait énormément ! Serge lui n’est pas de ce point de vue et trouve qu’il est dommage de ne pas apprécié le chemin et de ne penser qu’à une seule chose : l’arrivée !

Là où je pense que nous ne sommes absolument pas dans le même monde, c’est que notre ultra-marathonien dénigre l’ultra trail mais souhaite participer à la Self-transcendence 3100 Mile Race ! J’ai découvert cette joyeuse course de 4 989 kms à effectuer en 52 jours max, le tout sur un circuit de … 883m ! On monte donc à 5649 tours, pour se transformer en hamster dans sa roue ! C’est génial que des gens apprécient ce genre de… trucs ! Ça aide à se sentir moins fou quand on dit à la famille qu’on s’engage sur un trail de 50 kms !

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Ses contradictions assumées

Serge nous partage aussi son sentiment face à la course à l’équipement qui bat son plein en ce moment. Passage contradictoire mais assumé d’un coureur qui a été tout sauf écologique quand on voit l’organisation autour de lui pour qu’il arrive au bout de ses expéditions.

Avec le recul l’auteur nous partage dans son ouvrage comment il compte faire évoluer sa propre pratique de l’ultra endurance pour qu’elle soit plus éco-responsable.

 

Quand la politique s’en mêle

Un aspect qui revient dans le livre, et qui ne m’a pas vraiment plu, est le point de vue politique de notre coureur. Encarté un temps chez LREM, qu’il va finir par quitter se rendant compte qu’il n’y a rien de nouveau dans les méthodes politiques. J’ai passé des heures et même des jours à m’intéresser à la politique, j’étais incollable sur les ministres en temps réel !

Aujourd’hui je me suis rendu compte que je perdais mon temps à m’intéresser à ça car je ne sentais pas d’effet positif sur mon entourage et même sur moi, à partager mes connaissances. J’ai donc pris un virage en passant du temps à me documenter sur la course à pied et voilà que dans un livre de course à pied je retrouve de la politique !

Je dis NON ! Je dis MERDE ! 🙂

Blague à part, ce côté n’est pas non plus lourd et omniprésent tel un évangéliste en mission…

Mon avis

Je trouve que ce livre se lit très facilement et rapidement, je l’ai terminé en une semaine. Nous rentrons dans la tête de l’auteur qui nous partage vraiment sa philosophie de la course à pied. Il nous partage un point de vue sans essayer de nous convaincre à tout prix.

Ce livre vous aidera à vous motiver à faire votre sortie quotidienne s’il vous manque un petit coup de boost !

J’ai bien apprécié son approche de la douleur et de la souffrance qu’il différencie avec tellement de bon sens.

Ces récits de traversées de plusieurs pays du monde, à la vitesse d’un homme à pied, et non celle d’un touriste venu pour la semaine et qui continu à se déplacer à grande vitesse pour consommer un maximum de lieux touristiques, nous fait repenser nos pratiques. Car effectivement parcourir le monde, aller vers les autres, constater de ses propres yeux, nous donne un autre regard sur nos idées préconçues, formatées par des médias qui nous bernent; pas de filtres ni d’écrans interposés c’est le regard vrai.

Je vous recommande ce livre qui vous obligera à revoir certaines idées bien ancrées !

Pour aller voir d’autres avis que j’ai partagé sur des livres rendez-vous ici.

Si ce n’est pas déjà fait je vous invite à télécharger mon E-Book qui vous donnera 15 conseils pour courir plus vite.

« Confrontés au rien, nous repensons les concepts de possession, d’avoir et d’être. » Serge Girard

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